Bilan d’un cancer du rectum

Afin d’adapter la thérapeutique au mieux, certaines explorations sont nécessaires.

Déterminer le stade d’un cancer du rectum avant tout traitement, s’avère indispensable pour établir une stratégie thérapeutique. Un scanner thoraco-abdomino-pelvien suffit pour rechercher des métastases à distance. La principale difficulté est donc de déterminer l’extension locorégionale. Deux examens sont principalement proposés pour cette évaluation : l’échoendoscopie et l’IRM.

L’échoendoscopie s’avère être particulièrement efficace pour déterminer l’extension dans les couches les plus superficielles de la paroi du rectum (muqueuse T1 et musculeuse T2). En revanche, cet examen ne permet pas une étude précise de l’extension de la tumeur dans le mésorectum et n’aide donc pas à déterminer quelle lésion T3 peut ne pas avoir besoin de radiothérapie préopératoire.

 

 

L’IRM, en revanche, s’avère être un examen particulièrement déterminant. Cet examen permet, en effet, de visualiser le fascia recti, plan de dissection que le chirurgien se doit de suivre et le point maximal d’extension de la tumeur. En effet, le risque de récidive locale est particulièrement élevé si la distance entre ces deux points est inférieure à 1 mm. En prenant une marge mesurée en IRM de 2 mm, le risque que dans la réalité cette marge soit inférieure à 1 mm n’est que de 8 %. Ainsi, pour les groupes prenant en charge des patients ayant un cancer du rectum, une marge de 2 mm ou plus en IRM suffit pour ne pas retenir l’indication d’une radiothérapie préopératoire.

 

 

 

 

 

Pour évaluer le statut ganglionnaire et déterminer s’il existe effectivement des ganglions envahis, ces deux examens se sont avérés très décevants. Leur précision n’est que de 50 %. Il est donc difficile de proposer une radiothérapie ou non sur les seules données préopératoires fournis par ces examens.

Dans certains cas, en revanche, des ganglions volumineux (plus d’un centimètre) sont retrouvés dans le mésorectum ou présentent des caractéristiques particulièrement évocatrice d’une atteinte tumorale (aspect spiculé) et il peut être préconisé alors une radiothérapie préopératoire sur ces données.