Colectomie gauche

Quelle que soit la voie d’abord, les principes de l’intervention sont identiques :

    • LIGATURE DES VAISSEAUX à leur origine pour réaliser une résection complète du méso, c’est-à-dire les tissus de soutien colectomie gauchequi assurent la vascularisation et le drainage lymphatique de l’organe. Le drainage lymphatique étant une voie possible de propagation du cancer, il faut enlever celui drainant l’organe porteur du cancer. Ceci est fait de façon systématique car il n’est pas possible de déterminer au cours de l’opération si une telle diffusion a déjà eu lieu. En revanche, après la colectomie et l’analyse histologique, les relais lymphatiques (ganglions) pourront être examinés au microscope. La totalité des ganglions alors trouvés sera examinée et classée en : envahis ou non-envahis. Cela participera à la décision de réaliser une chimiothérapie en post-opératoire. Dans le cas d’une colectomie gauche, l’intervention commence par la section de la veine mésentérique inférieure, sous le bord inférieur du pancréas. Cette ligature est faite haute sur la veine pour faciliter la descente ultérieure du côlon restant jusqu’au niveau de l’anastomose. Puis, c’est l’artère mésentérique inférieure qui est sectionnée après ligature à 2 centimètres de son origine. Cette section se fait un peu à distance de l’origine de cette artère car autour de cette origine se constituent les nerfs hypogastriques à partir du plexus parasympathique se trouvant en avant de l’aorte à ce niveau.
    • LIBERATION DU COLON GAUCHE. Le côlon gauche monte très haut sous la rate, il est recommandé de le libérer de ses attaches pour lui permettre de descendre très bas dans le pelvis afin de réaliser une anastomose sans tension. En arrière le côlon gauche est apposé par l’intermédiaire de 2 fascias au rétro-péritoine, en séparant cet accolement, le côlon peut être enlevé sans que les organes retro-péritonéaux (uretère gauche, pédicule génital gauche) ne soient lésés. Toutefois, si le cancer présente une extension plus importante, ce fascia pourra ne pas être respecté et la résection pourra intéresser les organes atteints par  l’extension. Plus haut, en avant du rétro-péritoine, c’est le corps et la queue du pancréas qui seront libérés  pour finir l’abaissement du côlon gauche. Là, aussi, en cas d’extension, se discute une résection plus large
    • SECTION INTESTINALE. Le côlon est sectionné à au moins 5 centimètres sous la tumeur, le plus souvent sur la partie supérieure du rectum. La section au dessus doit aussi être à plus de 5 centimètres du cancer, mais la difficulté ici est la qualité de la vascularisation du côlon. Le choix du site de section se fait donc en fonction de celle-ci.
    • RETABLISSEMENT DE LA CONTINUITE DIGESTIVE. Les deux extrémités intestinales doivent alors être connectées pour rétablir la continuité digestive permettant un transit intestinal par les voies naturelles. Ceci n’est pas recommandé immédiatement dans de rares cas et les extrémités sont alors extériorisées au travers de la peau. Toutefois, chez la très grande majorité des patients, les deux extrémités sont « anastomosées » soit à l’aide de fils ou de pinces mécaniques.
    • DRAINAGE. Les drainages sont très rarement nécessaires en cas de colectomie gauche.
    • FERMETURE ABDOMINALE. Lorsque l’intervention a été réalisée par laparotomie, l’incision est alors refermée. Lorsque l’intervention a été réalisée par voie laparoscopique, l’ablation du côlon droit réséqué aura requis une incision abdominale. Celle-ci aura été moindre. Elle devra donc être fermée ainsi que les orifices de tAnastomose colorectalerocarts de 10 mm par lesquels les plus gros instruments auront été introduits dans l’abdomen pour conduire l’intervention.

MONTAGE DIGESTIF FINAL APRES COLECTOMIE GAUCHE :