Le test immunologique fécal.

Comment ca marche ?

Le principe du test immunologique fécal est qu’il reconnaît dans les selles la présence de traces de sang humain alors que le sang lui-même n’est pas visible à l’œil nu, ni sous forme de sang rouge rutilant, ni sous forme de sang digéré (noir comme du goudron, on parle de méléna).

L’objectif du test est ainsi de détecter des lésions pré-cancéreuses (polypes) ou de petits cancers qui sont déjà responsables d’un saignement minime sans pour autant être encore responsables de symptômes digestifs (constipation récente, saignement, etc., voir 1.e) ou généraux (perte de poids, fatigue) qui témoigneraient alors de lésions plus évoluées.

Lorsqu’il est positif (4 fois sur 100), le test doit conduire à une consultation avec un gastro-entérologue et la réalisation d’une coloscopie qui permettra une fois sur 3 de détecter et retirer des polypes pré-cancéreux, et une fois sur dix environ de diagnostiquer un cancer, le plus souvent à un stade curable.

A qui s’adresse le test ?

Le test est proposé tous les deux ans aux personnes de de 50 à 74 ans qui n’ont pas eu de coloscopie de dépistage récente (dans les 2 ans précédents) et qui sont à risque moyen, c’est-à-dire:

  • qui n’ont pas eu eux-mêmes déjà un diagnostic de polype ou de cancer, une maladie inflammatoire chronique de l’intestin
  • qui n’ont pas dans la famille proche de cas de polypose ou de syndrome de Lynch
  • qui n’ont pas de parent proche au premier degré (père, mère, frère, sœur) atteint de cancer colo-rectal ou d’adénome avancé avant 65 ans

La proposition de test est faite par courrier et incite les personnes éligibles au test à consulter leurs médecins généralistes pour se faire d’abord confirmer que le test immunologique fécal est bien chez eux la bonne technique de prévention et détection du cancer colo-rectal, et se faire remettre le test.

Comment réaliser le test immunologique ?

Une vidéo explicative est disponible.